CAN 2019 : la RDC mauvaise exception dans la règle de démission.

C’est depuis le vendredi de la semaine dernière que la CAN 2019 a tiré ses rideaux par la victoire en finale de l’Algérie sur le Sénégal (1-0).

L’heure de faire le bilan est arrivée, du moins pour les sélections ayant eu le privilège de mettre leurs pieds en demi-finale, pour les autres, l’histoire de l’échec Égyptien était déjà au coeur de plusieurs interrogations à la fin desquelles, des grandes décisions ont coulé.

Le pays hôte, l’Égypte, a usé de beaucoup moins de patience pour faire sauter les fautifs de son naufrage pas dans son Nil, mais dans son stade international du Caire face à L’Afrique du Sud. Au soir de cette désillusion Pharaonique, la fédération n’avait trouvé aucun mot pour brandir son innocence. Se reconnaissant coupable et faillissant, le président de la fédération Égyptienne avait démissionné de son poste, juste après avoir limogé le sélectionneur Jovier Aguire.

Ce n’est pas le Cameroun qui pouvait comprendre son échec, bien que tenant du titre. La FECAFOOT a remercié son duo des techniciens néerlandais, Clarence Seedorf et Patrick Kluvieurt. Éliminés en huitièmes de finale par le Nigeria, les Lions Indomptables semblent traverser une période de crise. Des troublantes révélations ont été faites, dans lesquelles même la légende Eto’o a été citée.

Au Maroc, l’attente aura été plus au moins longue, mais finalement, Hervé Renard est parti. Le sorcier noir de la Coupe d’Afrique des Nations a payé les frais de l’élimination des Lions de l’Atlas en huitièmes face aux Écureuils du Bénin.

Les exemples en la matière ne sont pas exhaustifs.

Au Congo exceptionnellement, tout est calme. Jusque là, aucune décision n’est prise, la réunion d’évaluation annoncée, tarde à être organisée. Pendant ce temps-là, la FECOFA monte au créneau, déclare qu’aucune démission n’est à l’ordre du jour, ni celle de son président ou même celle du sélectionneur. Pourtant, le nouveau contrat de Florent Ibenge avec le ministère des sports était objectif, remporter la CAN 2019. Cela n’a malheureusement pas, été réalisé par le coach de l’AS VClub, qui selon toute logique, devrait rendre le tablier à l’issue de cet énième échec.

C’est un flou mystérieux qui est entretenu jusqu’ici. Les envies départ qu’il a dissimulées sous des propos plus mesurés au sortir de l’élimination de la RDC devant Madagascar, ont vite été dissipées par la fédération. À quatre mois du début de la campagne des éliminatoires de la CAN 2021, les sportifs congolais continuent à vaciller dans ce petit jeu de pari; Florent Ibenge partira ou ne partira pas.

Sur ce terrain d’incertitudes inféodé par une fédération qui a elle-même lamentablement échoué, les congolais sont les grands perdants. Ils ont l’impression de voir le football être pris en otage par des personnes étrangement insouciantes, indifférentes face aux échecs, pour qui, le changement passe la continuité. La reconstruction de l’équipe, la redéfinition des nouvelles stratégies et d’une philosophie, tel que voulu par les sportifs avertis risquent de demeurer une utopie, car il est évident que, l’équipe nationale congolaise est en passe de repartir sur les mêmes bases et avec très probablement les personnes, pour très certainement les mêmes décevants résultats.

Isaac B’ampendee / Footrdc.com

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