Édito : Fifi Masuka et le vent du bling-bling à l’AS Simba

L’Association Sportive Simba ne couve plus ses ambitions dans la maternité des plus grands secrets ! Le club de la capitale mondiale du cobalt veut marquer une nouvelle ère de son histoire. L’existence des Kamikazes en Ligue Nationale de Football n’a été qu’un interminable parcours d’angoisses, un long voyage sur des routes de lamentation.

Domestique très obéissante de la plus insupportable des agonies du calvaire, l’Association Sportive Simba veut rouler à coup de bottes, dans les escaliers de l’oubli, les mauvais souvenirs de son écœurant passé et la faiblesse captivante de son histoire. Obombrés dans le tréfonds du tunnel, les Kamikazes ont présagé l’air de flotter sur une vasque de ténèbres. Simba est assoiffé de lumière !

Masuka lève le rideau de ténèbres

Élue en mai 2022, Fifi Masuka n’a pas manqué de montrer son appétit ! Ses premiers mots sont imbibés des promesses de joie et de triomphe. Insubmersible, la présidente du club de Kolwezi fait de ses ambitions une religion à laquelle les fidèles fanatiques, comblés des dons de foi, s’abandonnent allègrement.

« C’est une lumière qui vient de s’allumer pour notre équipe de Simba. Je suis sûre que quand il y a la lumière, il y a toujours du sourire. J’ai confiance ! », a dit Fifi Masuka lors de la présentation du nouveau staff technique. La lumière, les Kamikazes en ont bien besoin. Sur les 3 dernières années, Simba fut un club dont le parcours, seul, noircit la rétine. Les trois dernières directions ont tenté de solidifier un peu d’espérance dans ce vase brisé, mais sans y arriver.

Simba, un terrain glissant pour une bonne publicité

Ils sont politiciens et se relaient à tour de bras à la tête de l’Association Sportive Simba. Députés, conseillers ou directeur de cabinet, Vice-Gouverneure, le club rouge et blanc est un lieu de spectacle pour les politiques et leurs promesses paradisiaques. Ils sont prêts à ensemencer dans les cœurs passionnés de désolation des discours laudatifs capables de faire déplacer des montagnes. Ils disparaissent au moment de biffer l’angoisse.

Pour s’offrir les suffrages dans la caserne, Fifi Masuka sort l’artillerie lourde. Un projet sportif loin de toute âpreté sauvage réprimandée dans toutes les cuisines sportives du pays. Un nouvel équipementier vient mettre un terme à l’irréprochable prostitution de marques dans laquelle Simba a retrouvé toute sa notoriété. Des infrastructures propres au club ! Mais quand on parle des projets ambitieux avec Simba, il faut une prudence !

Un sorcier blond et les stigmates de Julio César Gomez

L’une des promesses de Fifi Masuka, un staff technique dirigé par un Français. Chez les Kamikazes, Gilles Hugon n’est pas le premier sorcier blond sur le banc. Jules César Gomez est passé par là entre 2020-2021. Le moins que l’on puisse dire est que, l’Espagnol a transformé la vie de l’Association Sportive Simba en holocauste lamentable. Il est ici difficile de décider si le mot agoni est suffisant.

Le passage de Julio César Gomez a laissé une averse emphytéotique de pleurs. Simba ne doit sa réanimation en Linafoot D1 qu’à Omer Mbayo. Le Congolais est venu en sapeur-pompier pour éteindre le feu laissé par le pyromane Espagnol. La vie des Kamikazes en Linafoot D1 est l’une des existences les plus dénuées et les plus tragiques de la décennie.

Sortir des décombres, le défi Masuka !

Depuis son ascension en Linafoot D1, l’Association Sportive Simba a été forcée, par la rudesse du championnat, à ajourner son éclosion sous le décombres de la zone de relégation. À défaut du graal, les Kamikazes se sont nourris d’une convoitise solennelle d’un paradis de torture.

Fifi Masuka est venue, sortir le club du tunnel ! Mais, chez les Kamikazes la pré-saison est faite ainsi. Des promesses qui soignent des plaies pour laisser des fissures et des têtes d’érosion dans les cœurs à la fin de la saison. C’est le lot quotidien ! La musique est connue, le refrain aussi !

Marco Emery Momo / Footrdc.com

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