Team +243 : la RDC sans gardien depuis Robert Kidiaba.

Il n’est ni tôt ni tard pour le dire. Depuis le départ de Robert Kidiaba en février 2015, la RDC n’a plus eu de chance d’avoir un gardien, ne serait-ce qu’un bon, puisque meilleur serait trop demander.

L’Imparfait Mandanda !

Longtemps barré par la légende Robert, Parfait Mandanda avait soufflé à l’annonce de la retraite de celui qui est et restera incontournablement, l’un des plus grands gardiens de l’histoire de la RDC, si pas le plus grand. Mais le gardien de Charleroi n’a pas pu saisir le balle au bond et se définir comme le digne successeur au succès de RKM. Le frère de Steve Mandanda a fait quelques matchs en 2015, notamment la première et la journée des éliminatoires à la CAN 2017, contre Madagascar (2-1), puis contre la RCA à Bangui où les Léopards avaient coulé (2-0).




Novembre 2015 face au Burundi au tour préliminaire des qualifications au Mondial Russe 2018, il est dans les buts de la RDC au stade des martyrs, après la victoire (3-2) des Léopards à Bujumbura. Ce match coïncidait avec la réouverture du mythique deux ans après. Les coéquipiers de Gabriel Zakuani sont tenus en échec (2-2). Dieumerci Mbokani marque un but contre son camp, et Parfait se perd sur le second. Ceci aura été son dernier match officiel avec les Léopards jusqu’à ce jour. Il a été jeté dans les oubliettes par Florent Ibenge, son manque de temps de jeu en club l’a enfoncé.

Et Ley tant pis.

Il est tout d’abord sélectionné par Florent Ibenge eu vue du CHAN Ruanda 2016 alors gardien de DCMP, Ley tant pis ou mieux Ley Matampi réalise une bonne compétition chez Paul Kagame, et couronné à la fin comme ses partenaires. La confiance de Florent Ibenge gagnée, il est convoqué chez les Léopards A en mars 2016 pour la double confrontation devant l’Angola, comptant pour les éliminatoires de la CAN Gabon 2017. Les Léopards s’imposent (2-1) à Kinshasa et (2-0) à Luanda. C’est le magnifique début d’une histoire en sélection qui sera épineuse, périlleuse presque fâcheuse.

Ley Matampi s’affirme sans conteste comme le portier numéro de la RDC, le favori de Florent Ibenge. C’est avec lui que la RDC fait la CAN 2017 chez Pierre Emeric Aubemayang. Les congolais sont évincés en quart de finale par les Ghanéens emmenés par les frères Ayew. Bilan de la compétition ; quatre matchs, deux victoires, un nul, une défaite, cinq buts encaissés, sept marqués. L’échec est collectif, pas la peine de blâmer un individu par rapport à ce qu’il a fait ou ce qu’il aurait dû faire.

Un soir du 05 septembre 2017 au stade des martyrs, la RDC est face à la Tunisie, quatrième journée des éliminatoires au Mondial 2018. Battus (2-1) à Monastir, les Léopards doivent prendre leur revanche pour garder la tête du groupe, au passage, l’espoir de voir le Kremlin. Chancel Mbemba et Paul-José Mpoku lancent parfaitement la RDC, (2-0) à la pause. Alors qu’on se dirigeait droit vers un succès des hommes de FI, en trois minutes, la Tunisie égalise les deux buts, tout juste après le remplacement de Chancel Mbemba. On a trop cité Rémy Mulumba parmi les fautifs, mais Ley Matampi n’était innocent. Mauvais positionnement et très en retard sur la frappe de M’sakni. Les Léopards n’iront pas en Russie à cause de ce match, souvenir amer.

À la CAN Égypte 2019, les faiblesses de Ley Matampi se sont affichées comme le nez au milieu du visage. Deux buts vicieux contre l’Ouganda, deux contre l’Égypte, puis un cleansheet honorable face au Zimbabwe désemparé. En huitièmes de finale, il en prend deux face à Madagascar et les Léopards sont sortis aux tirs au but, la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Sous le feu des critiques intarissables depuis des années, Ley Matampi a été zappé de la première liste de Christian Nsengi, il est sans club et ses stats sont effarantes, plus de buts encaissés que des matchs joués, c’était assez.

En fin Entonnoir Mossi !

Lui non plus, ne peut prétendre être le meilleur gardien que recherche le Congo depuis près de cinq ans. Tel un entonnoir, Anthony laisse beaucoup passer. Les congolais gardent encore en mémoire, sa boulette devant le Zimbabwe en octobre 2018. Une erreur qui depuis, lui a coûté la confiance du coach, de la nation.

Comme ses prédécesseurs, Anthony Mossi, n’est pas différent. Moins serein, moins bon balle aux pieds et moins décisif quand son équipe a besoin de lui. Il n’a pas eu la chance de faire plusieurs rencontres avec la sélection, mais sur ses rares, il lui a été difficile de garder cachées ses imperfections.

Il a passé toute la Coupe des Nations 2019 à essuyer le banc à l’image de Parfait. Christian Nsengi arrive, fait appel à eux deux, au finish, une déception totale. Les deux gardiens ont été très généreux à l’égard des adversaires de la RDC. Titulaire face à l’Algérie, Parfait Mandanda offre sur une faute de mains, un but à Islam Slimani, moindre mal puisque les Léopards s’en sortent avec un nul (1-1).

Ce dimanche soir à Amiens, la RDC a affronté la Côte d’Ivoire en amical. Christian Nsengi a accordé une mi-temps à chacun pour s’exprimer, la suite, les mêmes erreurs ou presque, des buts dans pratiquement dans les conditions similaires. Parfait Mandanda, Anthony Mossi ont contribué en grande partie au succès (3-1) des Éléphants sur les Léopards. Lequel d’entre eux sera titulaire lors de prochains matchs ? Une question à la réponse triviale, que ce soit l’un ou l’autre c’est pareil. Pour le reste, Christian Nsengi peut miser sur le jeune Jackson Lunanga qui a également un incroyable potentiel, mais qui a besoin d’un peu plus de temps pour grandir et être un jour porteur d’espoir.

L’héritage de Robert Kidiaba est lourd à porter. Ils sont venus nombreux après lui, nul n’a fait comme lui, d’autres sont même repartis sans jouer, Kiassumbua, Kundimbana.

Isaac B’ampendee/Footrdc.com

FootRDC Disponible sur Google Play Store Telecharger Ici

vous pourriez aussi aimer