L’AS VClub et l’histoire des objectifs atteints à mi-chemin

C’est tellement inhabituel de voir une équipe se satisfaire de sa saison sans que celle-ci ne soit arrivé à son terme. Le principe de la fin d’une chose valant mieux que son commencement n’a certainement pas de place à l’AS VClub. Le club est depuis un moment comblé d’accéder à la phase des groupes de la Ligue des Champions de la CAF, c’est le plus grand objectif de la saison préalablement défini au cours de l’Assemblée générale ordinaire de l’avant-saison. Pour un club qui était il y a cinq ans en finale de la C1, et deux ans, en finale de la C2, ceci paraît biscornu, tronqué de sens et incompréhensible parmi ceux qui ont choisi le football comme le sport des sports.

C’est dit sans gêne

Tel un chant au rythme invariable, un son mélodieux traduisant la bonhomie d’une équipe à la limite des rêves friands, les objectifs antipathiques de l’AS VClub sont exhibés sans gêne à la place publique. Un honneur à un roi déchu, VClub a tourné le dos à la parcimonie de viser la sommité sur une passerelle parsemée d’entrave et s’égaille désormais du lymphatisme d’un long chemin raccourci, réduit à la porte. Familier aux joutes africaines, VClub semble avoir dépassé la phase expérimentée afin de normalement être une écurie qui trépigne d’envie de faire la guerre aux grands et plus grands, mais non.

Depuis la féerique épopée 2014 ayant franchi les rubicans de la logique et des attentes, atteignant le ciel clair sans malheureusement toucher les étoiles, l’AS VClub a plombé ses rêves du titre. Ça se joue pour la phase des groupes, tout ce qui vient après est considéré comme du bonus. L’objectif auquel le comité et le staff technique s’adonnent à bras-le-corps mais loin d’enticher les fans. Florent Ibenge l’a dit et répété, l’AS VClub était en Champions League cette saison et même l’exercice écoulé, non pas pour aller concurrencer l’Espérance, le WAC, Mazembe, Al Ahly, ou les autres mastodontes du football africain, plutôt pour atteindre la phase des groupes. Et le club l’a fait. Il n’y a pas de crime si l’espoir en un bonus a été bousillé dès la 4ème journée.

La faible excuse d’un budget faible

Dans les tuyaux d’un échec aux allures préméditées, Florent Ibenge est souvent allé au front pour défendre les mauvais résultats devenus tel un mauvais sort jeté sur le club Vert et Noir. Jamais dans sa peau il a assumé, une tendance à rejeter toujours la faute sur les autres et considérer ses adversaires comme extra-planetaires. Le coach de Yannick Bangala rappelle avec constance dans ses points la modicité du budget de l’AS VClub, qui serait par analogie, centième sur le continent, une excuse justifiant les affreuses issues des matchs de l’équipe. Budget, contribution des fans, départs des joueurs, soutien moral, autant des plaintes pour FI qui de manière indicible accepte malgré tout de travailler dans ces conditions, collé à son fauteuil, même quand les supporters lui ont demandé de partir.

VClub ou la prolifique pépinière du pays

C’est ici où loge la vraie raison de l’absence d’objectifs de grande portée à l’ASV. Sommes-nous en train de parler d’un club ou d’une pépinière des autres clubs ? Les commentateurs du match d’hier a beau rappeler le nombre des départs enregistrés sur les trois dernières années… Plus de 25 joueurs sont partis entre 2017 et 2020, d’autres continuent à partir. Mais à qui la faute dans tout ça ?

L’AS VClub recrute des joueurs ou des produits à revendre plus tard et tirer la marge bénéficiaire. Que fait-on avec l’argent des joueurs vendus (souvent pas de cinq au cours d’un mercato) ? On les remplace par qui ? L’impression de notre rédaction est proche de la réalité de qui dit et qui fait quoi ? L’AS VClub recruterait des footballeurs modestes avec l’ambition de les mettre en valeur puis les revendre à des clubs plus huppés au bénéfice du coffre-fort et au désarroi des objectifs sportifs. La politique managériale du club fortement critiquée depuis des lustres n’a pas changé. Aujourd’hui, le club finaliste de la Coupe de la CAF 2018 passe pour le pire des 16èmes qualifiés en phase des groupes de la Ligue des Champions. Une élimination dès la 4ème journée placée tel un hommage au Général Gabriel Amisi pour son abyssale et insondable gestion. Pourtant rival de l’audacieux et ambitieux Mazembe en RDC, VClub imprime la marque de l’horreur sur le continent.

Isaac B’ampendee/Footrdc.com

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