Team +243 : Rémi Mulumba, entre patriotisme et mal chance.

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L’envie de servir le pays de ses parents l’anime, sa détermination est toujours sans limite. Porter le maillot de l’équipe nationale n’a rien de pareil, ça procure de l’excitation, de la motivation démesurée, c’est la nation qu’on représente ; tout le peuple vous regarde. Des attentes sont énormes !

Rémi, Le Sergio Busquet congolais

Rémi Mulumba est ce milieu de terrain surnommé Sergio Busquet à son arrivée. Quand il opte pour le Congo en 2015, il se définit tout de suite comme une solution idoine aux errances de l’entre-jeu congolais. Son talent est à la hauteur du défi. En amical face au Nigeria et le Gabon, l’ancien de l’AJ Auxerre marque les esprits ; il combine Kroos et Busquet ; l’orientation de jeu, les passes entre les lignes, les interceptions de balles et la réussite dans les tacles. Tout est magnifique ou presque.

A l’époque joueur du FC Lorient, Rémi se taille déjà le statut d’un remplaçant parfait de Cédric Makiadi (ayant pris sa retraite juste après la CAN 2015). Ses premiers pas avec les Léopards sont de bon augure, c’est son inconstance en club qui force le sélectionneur à l’inscrire sur la maudite liste de non-sélectionnables pendant quelques mois.

Les scénarios tragiques de 2017

Quand arrive le moment de confirmer toute l’étendue de son talent en matchs officiels, le Merlu est aux abonnés absents. Des faits étranges le caractérisent sur terrain. Inattention, manque d’engagement, imprécisions, fébrilité… Tous ces ingrédients engendrent un cocktail incomestible pour les congolais. En janvier 2017, sur une erreur d’inattention il se fait subtiliser le ballon par Jordan Ayew, pour l’un des buts ghanéens qui élimine son pays de la CAN Gabon 2017.

Pendant qu’il cherche à se rattraper, la poisse vient se coller à nouveau sur son dos. En septembre 2017, dans un match décisif des éliminatoires au mondial Russe. Les Léopards dominent les Aigles de Carthage au stade des Martyrs, le marquoir indique (2-0), en faveur des visités. Rémi Mulumba remplace Chancel Mbemba blessé. Quelques minutes plus tard les Tunisiens se créent un boulevard au milieu de terrain, le joueur du Gazélec Ajaccio est dépassé, son manque d’agressivité est criante. Les visiteurs parviennent à remonter le score en l’espace de deux minutes. Les spectateurs sont dans l’effroi, les léopards dans l’abîme.
Rémi n’est pas le seul coupable direct sur les deux buts, mais il n’a pas été en mesure de casser le rythme comme le faisait Mbemba. Ce match dissipe les espoirs de tout un peuple et apprend à tous la notion des calculs. C’est là que tout s’est joué, les Nordistes se qualifient au finish.

Un patriotisme trahi par la poisse

Malgré ses envies de porter haut le drapeau tricolore de la RDC, Rémi Mulumba a rarement répondu aux attentes, techniquement et psychologiquement, il est resté moyen. Il n’est pas de nature à tolérer les erreurs, mais les rares qu’il arrive à commettre sont fatales pour son équipe. Jusqu’en présent son histoire sous le maillot national est le résumé des faits sulfureux, que lui-même n’oubliera guerre.

Par dessus tout, il fait partie de ces jeunes joueurs sur qui le pays devra compter pour les années à venir, un temps viendra où tout changera.

Footrdc.com

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