A L’Etranger: CLAUDE LE ROY ABANDONNE SES 25.000.000, ADEBAYOR RANGE SES CRAMPONS

Après cinq (05) journées assaisonnées de résultats en dent de scie, le Togo se devait le hold-up en terre étrangère afin de composter son billet pour la grande messe continentale. Entre prières, incertitudes et innombrables calculs, le miracle s’absente pendant les 90 minutes où on avait le plus besoin de lui. Et, les éperviers, comme on pouvait s’y attendre, laissent leur plumage au stade de l’Amitié du Bénin.

Adebayor range ses crampons, Claude Le Roy abandonne ses 25.000.000

Emmanuel a failli être le sauveur. Unique élève de la classe à avoir rendu cet après-midi une copie presque parfaite. Mais, naturellement, « une seule hirondelle ne fait pas le printemps ». Les « jeunes » n’ont pas su aider le « papi » qui leur laisse néanmoins le flambeau. Après ce qu’on croyait être le but égalisateur et/ou galvaniseur, les écureuils ont une deuxième fois creusé dans la demeure des éperviers, décidément inoffensifs. Sur cette note salée, Adebayor s’en va, avec dans son sac, une défaite couplée d’une élimination honteuse. Sauf cataclysme, le natif de Kodjoviakopé vient de livrer sa dernière prestation sous les couleurs de l’équipe nationale. Toutefois, il quitte le bateau avec d’énormes services rendus à la nation, les mêmes services que le peuple n’est pas prêt d’oublier assez tôt.

Mais alors, celui que la légende surnomme « Le sorcier blanc », à moins que sa parole ne valle rien, devrait lui aussi quitter le nid des éperviers comme il l’avait promis en cas de résultat insatisfaisant. A la fin de la sixième journée, son bilan à la tête de l’équipe est mitigé. Succession de résultats rigolos, prestations minuscules, méthodes fantaisistes mais salaire mirobolant. Le ras-le-bol du peuple doit être entendu, le mal a atteint son paroxysme mais il peut toujours être soigné.

Le Togo et le football, ça ne colle plus

Aussi étrange que cela soit, les « petits » pays progressent mais le mondialiste de 2006 se mélange les pinceaux et trébuche incessament. Les équipes nationales togolaises nous ont habitués dorénavant à ces résultats en demi-teinte, peu catholiques, surpassant toute ridiculité et prohibés aux cardiaques.
Il va sans dire qu’en attendant de nouvelles échéances, le Togo suivra en janvier prochain la CAN Egypte 2019 à partir de son canapé, nourrissant sans doute des regrets, la faute au Bénin voisin qui n’a pas hésité à le reléguer au simple rang de spectateur.

leloomagazine.com

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