RDC-Bénin : trois journalistes béninois analysent la « finale » entre Léopards et Ecureuils

Date:

Ce dimanche au Stade des Martyrs, les Léopards de la RDC (2e, 8 pts) disputent la « finale » du groupe J. en face, les Écureuils du Bénin, leader du groupe avec 10 points et fiers de leur victoire 2-0 face à Madagascar lors de la précédente journée. Pour FootRDC, trois journalistes sportifs de la presse béninoise ont analysé les forces et les faiblesses de l’équipe de Michel Dussuyer.

Pour la presse au Bénin, les coéquipiers de Steve Mounie sont en position de force. « Au vue de la prestation du jeudi des Écureuils face aux Bareas, nous avons de quoi croire vraiment à une qualification en terre congolaise. Même si l’enjeu est vraiment de taille, il faut avoir le courage de dire que le Bénin dispose aujourd’hui des joueurs capables de changer le coup d’un match sur des petits détails d’individualisme, » estime Gildas Adimou, journaliste sportif indépendant et consultant pour Atlantic FM et la chaîne nationale ORTB.

Malgré l’absence de grande star internationale, comme à l’époque avec Stéphane Sessegnon, l’équipe du Bénin compte sur son effectif. Mathias Dubois de 229Sport mise sur « le travail qui est fait depuis trois ans par Dussuyer. Il redore le blason du Bénin aujourd’hui. Face à la RDC, le Bénin jouera sa finale. Nous de la presse, on attend beaucoup et on veut voir des prouesses. Le Bénin a ses cartes en main mais il faudra être convaincant dans le jeu et être discipliné, jouer crânement ses chances. »
« Le Bénin a toutes ses chances. La force de l’équipe c’est dans son collectif, avec quelques individualités. Se qualifier à la Coupe du Monde est un rêve en passe de se réaliser et les joueurs en sont conscients, » ajoute Gildas Adimou.

Pour Evrard Fulgérale journaliste sportif, fondateur de Méga Sports, « le Bénin part avantageux car un nul le qualifie. Les joueurs doivent jouer le tout pour tout, surtout que le match se joue à huit clos, c’est un avantage. Le fait que le Bénin ne soit jamais qualifié pour la Coupe du Monde est une motivation, nos voisins Togolais l’ont fait. Je pense que l’envie et le sursaut d’orgueil va animer les Ecureils mais il faudra faire attention à la RDC qui veut se racheter après sa non-qualification à la CAN. »

Les souvenirs d’une malédiction latente ?

A Kinshasa, malgré le net avantage de deux points sur les Léopards, le Bénin va rester prudent. Ces dernières années, les Ecureuils ont essuyé quelques revers qui appellent à la retenue. « Il faut oublier les déboires passés, en 2016 à Bamako, on avait besoin d’un point mais on a perdu 5-2, en 2021 en Guinée face à la Sierra Leone, on avait besoin d’un nul mais on a perdu. Les joueurs doivent éviter la psychose » conseille Gildas Adimou, consultant d’Atlantic FM et de l’ORTB.

Des souvenirs encore présents dans l’esprit de ce groupe. Le Bénin tiendra-t-il l’enjeu du match ? « Nous avons loupé la CAN 2017 pour avoir manqué un point et la même chose pour la CAN 201 malgré le quart de finale en 2019. Aujourd’hui, on se demande si c’est une malédiction mais le Ecureuils n’ont pas droit à l’erreur » estime tout de même Evrard Fulgérale.

La défense, tendon d’Achille des Ecureils

Face à la RDC, le Bénin sera privé de quelques cadres, dont deux en défense. « Les attaques des congolais vont peser sur la défense avec les absents » prévient Evrard Fulgérale de Méga Sports. « Le groupe est décimé avec les absences de Cédric Goutonji en défense et Soukou en attaque, voir Olivier Verdon, pour accumulation de cartons. La RDC est sur un bel élan, en face le Bénin est en forme aussi. Les Léopards ont retrouvé leurs cadres et produisent un jeu élégant notamment face à la Tanzanie. »

Toutefois, « le groupe en place à soif de renouer avec le public sportif tout comme d’autres qui ont envie de vivre un moment exceptionnel avec la sélection avant le coucher du soleil. Alors une qualification est bien possible, » conclut Mathias Dubois de 229Sport. Entre rêve, prudence et ambitions, les Écureuils se savent en terre hostile. « Quand la queue du Léopard bouge encore, l’Écureuil tremble » ironisait Rémy N’Gono sur RFI vendredi.

Propos recueillis par Iragi Elisha

Articles récents

102,000FansJ'aime
37,544SuiveursSuivre
51,239SuiveursSuivre
8,524AbonnésS'abonner

Articles Similaires
Related

Angleterre : Wissa s’offre un double, Brentford se rapproche du maintien en Premier League

Les Bees peuvent dormir tranquillement à la clôture de...

CAF LDC : Mazembe en carence d’arguments devant Al Ahly

Ils peuvent se mordre les doigts. En manque d'arguments...