Interview : Ley Matampi raconte tout à footrdc.com après son départ du TP Mazembe

Dans l’après-midi de ce 08 mars, la rédaction de footrdc.com est allée à la rencontre de l’international congolais dont le contrat avec le TP Mazembe est arrivé à terme depuis le samedi 03 mars 2018.

Recevant notre équipe dans sa résidence privée de Lubumbashi, Ley Matampi a décidé de tout raconté.

L’interview de Ley Matampi avec footrdc.com




Foot RDC : Ley Matampi Bonjour et merci de nous recevoir chez vous. Comment allez-vous ?

Ley Matampi : C’est moi qui vous remercie d’avoir pensé à venir me rendre cette visite. Sinon, je vais très bien. Là je viens de quitter l’entraînement individuel.

FR : On va droit au but. Récemment, le TP Mazembe a annoncé votre départ. Vous l’avez également fait sur votre page Facebook. La grande question est de savoir, entre le club et vous ; qui n’a pas été d’accord pour la prolongation du contrat ?

LM : Je sais que dans la plus part des clubs, si le contrat d’un joueur commence à courir vers son terme. La direction du club approche ce dernier en vue de négocier sa prolongation.

J’ai remarqué que mon contrat courrait à sa fin mais le comité est resté calme sur la situation. J’ai pris de la patience mais rien n’était fait.

À mon niveau je m’étais résolu d’inclure la garantie de temps de jeu dans ma clause contractuelle au cas où le club sollicitait à nouveau mes services. Ceci avant de penser à la prime de signature, au salaire et autres avantages financiers. Au préalable je l’ai fait savoir au secrétaire.

Mon premier contrat avec Mazembe a été signé en 2011, après mon départ du Daring. Je ne maîtrisais pas bien la manière dont les choses se passaient. On a grandi et on a désormais des avocats. On fait tout pour éviter de tomber à nouveau dans le piège de signer de contrat à l’aveuglette.

En tant qu’international, je voulais jouer plus. Mais mon coéquipier Sylvain Gbouhou avait signé un contrat tel qu’il doit régulièrement être titulaire. J’ai imaginé que le club et le staff technique songeraient à nous alterner question de nous permettre tous deux de jouer. Ça paraissait plus simple !

Vu que le TP Mazembe était condamné à respecter les clauses du contrat de Gbouhou, cela a été quasiment impossible de me prolonger. J’ai attendu, et aucune démarche n’avait été entreprise. En silence, j’ai alors commencé à prendre mes contacts avec d’autres clubs.

Voilà tout ce qui se passait. Le club n’a jamais tenté de m’approcher pour négocier un quelconque contrat. Si c’était fait, on se serait forcément mis d’accord.

FR : Le manager a laissé entendre que 48 heures après l’expiration de votre contrat. Vous êtes passé à son bureau menaçant d’y passer nuit s’il ne vous remettait pas la lettre de fin de contrat. On veut en savoir un peu plus !

LM : Vous savez, j’ai beaucoup de respect pour Mazembe ; c’est le club qui m’a valorisé. Mais ce que le manager a déclaré sur les médias n’est pas exact.

La vérité c’est que deux ou trois jours avant la fin de mon contrat, j’ai personnellement parlé avec Monsieur Frédéric (manager) lui demandant de préparer ma lettre de fin de contrat. Curieusement, il m’a recommandé de trouver un club avant de recevoir cette lettre.

Le lundi je suis passé au bureau du manager chercher la fameuse lettre. On m’a annoncé qu’il n’y était pas. J’ai décidé d’attendre son retour parce qu’il s’agissait d’un rendez-vous convenu depuis le samedi. J’ai expliqué la situation au secrétaire. Il était lui-même surpris ! Me disant c’est normal que je reçoive ma lettre de libération parce que Patou Kabangu, Hugues Bedi et les ghanéens avaient reçu les leurs sans complication, aucune. Alors il m’a rassuré que je la recevrais dans les prochaines 24 H. Après mon entraînement dans l’avant-midi de mardi, j’ai vu un message sur mon compte E-mail, c’était la lettre envoyée par Monsieur Frédéric Kitenge. Je l’ai remercié et puis c’est tout.

FR : Et maintenant que vous êtes joueur libre en possession de sa lettre de libération. Pouvez-vous nous donner un indice sur votre prochaine destination ?

LM : Dans mes habitudes, j’utilise ma page Facebook pour toutes les informations relatives à ma carrière. D’ici la fin de la semaine ou au début de la semaine prochaine, je vais vous annoncer ma future destination et tout le monde le saura. Là nous sommes encore en pleines négociations, nous attendons que les choses se concrétisent avant de le rendre public. Il y a des clubs ici au pays et en dehors, je suis en train d’étudier minutieusement les offres pour trouver la destination idéale où je serai assuré de jouer. Je ne voudrais pas retomber dans les erreurs du passé.

FR : Vrai ou faux que Ley Matampi est en contacts avec l’AC Dibumba de Tshikapa ?

LM : (rire), Ce n’est pas vrai. J’ai déjà démenti cette information. J’ai reçu l’appel du président Guy Mafuta (président de Dibumba) après le match contre Mazembe. Je suis passé lui rendre visite à l’hôtel comme c’est quelqu’un avec qui j’ai des bonnes relations. Avant de nous séparer, on nous tiré une photo, celle que vous avez vue sur les réseaux sociaux. Puis j’ai regagné mon domicile. Une heure plus tard, on m’appelle depuis l’Angola pour demander si réellement j’étais en négociation avec Dibumba. Stupéfait ! J’ai tout de suite démenti l’information, ce n’était qu’une simple photo et puis rien d’autre.

FR : Votre traitement au TP Mazembe, en quelques mots.

Ça n’a pas été facile du tout. Vu que je devais passer la plus part du temps au banc de touche, même si je suis en forme. J’ai tellement travaillé pour mériter une place dans le onze de départ, au finish c’était mon coéquipier qui gardait le bois. Parfois ça me décourageait, il n’y a rien de plus insupportable que donner tout, travailler durement et puis finir au banc. J’ai même supplié le coach Mihayo en tant que sélectionneur adjoint de m’accorder aussi quelques minutes. Cela n’arrivait que pour punir Gbouhou de son indiscipline ou d’une attitude déplacée. Le souhait de tout footballeur étant de jouer, et moi je ne le pouvais pas. Donc ça n’a pas été facile.

FR : Votre point de vue sur la politique de rajeunissement mise en marche au sein de l’équipe.

LM : À mon avis, il n’y a aucun mal à vouloir rajeunir l’effectif. C’est une bonne politique, que plusieurs clubs européens utilisent d’ailleurs. Mais il y a problème ; Mazembe a déjà atteint un très haut niveau, sincèrement la barre a été placée vraiment haut. Et dans un club aussi grand comme le TP, je trouve l’intégration des jeunes dans le noyau A devait se faire progressivement en tenant aussi compte du niveau des compétitions auxquelles le club prend part. Dans tous les cas, l’expérience est toujours importante. Même avec les meilleurs jeunes talents, l’expérience des grandes compétitions reste incontournable. J’ose croire que même ces jeunes ont encore besoin d’apprendre aux côtés de leurs aînés. Au fil de temps et de matchs ils engrangeront une grande expérience.

Vouloir intégrer tous les jeunes d’un coup, ça risque de poser des problèmes à l’équipe. Comme je l’ai dit, la politique est vraiment appréciable. Mais ça devrait se faire d’une manière progressive. Je vous donne l’exemple du match de la récente Supercoupe face au Wydad. Dans le stade, ce fut une euphorie, une indescriptible ambiance et une intensité incroyable sur l’aire de jeu. Dans pareilles rencontres, des jeunes qui n’ont pas de mental fort peuvent facilement craquer.

FR : Comment pouvez-vous décrire le coach Pamphile Mihayo ?

Franchement, c’est un jeune entraîneur calme, compréhensif et qui fait passer le travail avant tout. Ce qu’il préfère de plus c’est voir ses consignes être respectées à la lettre. Je pense qu’il accompli parfaitement son boulot et je lui souhaite une réussite dans sa carrière d’entraîneur.

J’en profite pour faire une petite suggestion à tous les coaches du pays qui vont lire cette interview ; si vous remarquez que les joueurs assimilent difficilement la théorie, il va falloir penser à accentuer la pratique. Il y a une catégorie des joueurs qui comprennent bien la théorie mais souffre dans la mise en pratique. Or, la théorie ne fait gagner un match. Donc il faut toutes multiplier des exercices pratiques et ça c’est bien.

FR : Une question avant de finir. En tant que footballeur, qu’avez-vous comme ambition personnelle ?

LM : Évidemment que j’ai des ambitions. En tant que footballeur, j’ambitionne une bonne carrière et après le foot j’aimerais bien lancer une école de football pour l’encadrement de la jeunesse. Pourquoi pas un jour travailler comme préparateur des gardiens au sein d’un club ou de l’équipe nationale. J’y pense vraiment !

FR : Un message à tous vos supporteurs et les congolais qui vont lire cette interview.

LM : Je demande à tous les congolais qui m’apprécient de continuer à me soutenir. Ceux qui m’encouragent et me conseillent sur ma page Facebook, qu’ils n’arrêtent pas. Je suis là pour, et je tiens compte de tout ce qu’ils me disent pour m’améliorer. Qu’ils ne se fassent pas non plus de souci concernant mon avenir, comme je l’ai dit, d’ici la fin de la semaine je vais leur annoncer mon futur. Ma vie c’est le football, j’essaie chaque jour de faire ce qu’il y a de mieux pour ma carrière. Donc c’est ça, je les aime tous et à très bientôt.

FR : Merci Ley Matampi de nous avoir reçu et surtout d’avoir répondu à nos questions.

LM : Je suis vraiment content que vous soyez passé me voir. C’est vraiment moi qui vous remercie !

Footrdc.com

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