Mazembe : fausses déclarations, corruption, conflit d’intérêts, les charges du TPM contre Alexandre Coppolani

Lundi, la direction du TP Mazembe a annoncé la séparation à l’amiable avec son préparateur physique, Alex Coppolani. Moins de vingt-quatre heures plus tard, une lettre de licenciement qui charge l’ex-collaborateur des Corbeaux révèle une séparation qui n’a d’amiable que de nom.

Dans sa lettre, qui a fuité, le TPM précise avoir résilié le contrat de M. Coppolani « suite à la clôture de l’action disciplinaire ouverte à votre charge pour faute grave. » Arrivé en avril 2021, le Français occupait un poste important au sein du staff technique, devant préparer les athlètes sur deux compétitions toute la saison.

Mazembe accuse Coppolani d’avoir usé de fausses déclarations pour obtenir son poste, ne disposant, selon le TPM, « d’aucun diplôme délivré comme vous l’aviez pourtant indiqué par la Fédération française de Football. » En gros, M. Coppolani n’a jamais possédé les diplômes nécessaires pour exercer son métier au sein du club, accuse Mazembe, par la voie de son secrétaire général, Frédéric Kintengie.

Le club soupçonne son ancien collaborateur de s’être laissé engraisser la pâte par Berkane lors de la double confrontation en demi-finale retour de la Coupe de la Confédération. Il aurait « proposé à notre gardien Siadi Baggio- une enveloppe de 40.000 euros, provenant certainement des représentants du club de Berkane afin que notre gardien permette la victoire du club marocain. »

Deux des accusations jugées graves pour justifier le licenciement de celui qui travaille aussi avec la fédération malienne de football. Mazembe ajoute que M. Coppolani aurait facilité le départ gratuit d’Arsène Zola et qu’il monterait un dossier « rocamnolesque » pour sortir des « griefs grotesques » contre le TPM. Par voie de son conseiller et des réseaux sociaux, l’accusé compte donner sa version de fait et la passe d’armes promet un feuilleton médiatique à défaut d’être judiciaire.

Iragi Elisha

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