Focus sur Joël Kimwaki, la légende qui n’a pas disparu.

Il est l’un de plus grands footballeurs congolais de notre ère. Joël Kimwaki c’est le nouveau visage de la longévité, l’indice déterminant du succès tant collectif qu’individuel.

A l’image de plusieurs athlètes congolais, Joël débute sa carrière de football dans une très modeste formation de la ville de Kinshasa. Son style de jeu est alors apprecié par beaucoup, sa taille, son dynamisme et sa puissance physique font de lui le défenseur à un grand avenir.

DCMP, le precieux tremplin !

A l’éclosion de son talent, Kimwaki est vite repéré par le Daring Club Motema Pembe, une formation huppée de la capitale et de la République. Chez les Immaculés, l’homme s’affirme, son talent resonne, sa classe séduit, ses prestations donnent raisons aux prédictions de tous les observateurs qui ont vu en lui le futur Gladys Bokese (l’icône du Daring).
Sans se soucier de comment sera fait son avenir, le fils de Mpela prend plaisir à jouer au foot, il marque des esprits dans le championnat national, alors même que lmana traverse des périodes irascibles, Kimwaki se porte plutôt bien.

TP Mazembe, le club de sa rénommée

Après le Chan 2009 remporté par les Léopards sous la houlette du Coach Santos Mutubile, plusieurs clubs lorgnent sur le jeune défenseur Imanien. L’idée d’un départ lui traverse la tête. C’est dans un supsens inedit que se plonge la carrière du joueur avant le choix fatidique de la prochaine destination.

Plus les jours passent, plus les choses se dessinent. Le Tout Puissant Mazembe de Lubumbashi se pointe au premier rang dans la course au recrutement du coéquipier de Yamweni Ngidi. Sans perdre le temps les Corbeaux mettent un coup d’accélarateur sur le dossier, proposent un peu plus, présetent un projet sportif très attractif qui va faire pencher le coeur du jeune international congolais. Mazembe grille ainsi la politesse à plusieurs prétendants et accueille la future star dans ses murs, nous sommes dans la deuxième motié de l’année 2009.
A la joie du Chan remporté en Côte d’Ivoire, s’ajoute la nouvelle de son transfert, l’enfant de Kinshasa vit son année de manière unique. Ce qui l’attend après est plus faramineux.

La gloire et les titres !

Sa belle expérience sur les terres Lushoises démarre en 2010, le TP remporte son cinquième titre africain, une supercoupe d’Afrique raflée dans l’extrême difficulté par les Corbeaux.
La suite est fabuleuse, Joël Kimwaki et Mazembe enfilent des titres comme des ecureuils dans une gibecière trouée. Champions League, Coupe de la Confédération, super coupe d’Afrique, Chan, Linafoot, super coupe du Congo ; tout est passé dans le filet des Bandiaguenas avec leur défenseur axial devenu un incroyable labyrinthe.

Les chiffres de la carrière de Joël Kimwaki sont astronomiques, ses statistiques personnelles supplantent toute imagination. Aujourd’hui, il est le joueur congolais le plus titré de tout le temps, un honneur et un succès que le double vainqueur de la C2 CAF doit au travail, à la discipline et à une déconcertante motivation.

En 2014, on lui attribue le capitanat du club Lushois, il porte également le brassard des Léopards locaux lors du triomphe au Chan 2016. Même chez les Seniors, JK reste indéboulonnable, capitaine et titulaire indiscuté.

Christian Luyindama et Kevin Mondeko la concurrence qui fait mal

Transféré au TP par le Sa Majesté Sanga Balende, Christian Luyindama est celui qui va inquiéter Mpela dans sa marche. Le Coach Hubert Velud décide d’expédier le talent du capitaine au banc de touche, incroyable mais vrai. Luyindama s’impose et fout en l’air la carrière internationale du champion d’Afrique 2015, qui n’a plus connu de sélection depuis 18 mois. Il assiste depuis la touche au sacre africain de Velud’s boys en 2016.
Le départ du sang et or au Standard de Liège presageait la reconquête du patron, malheureusement un certain Kevin Mondeko surgit. Le transfuge du Racing Club de Kinshasa débarque dans la capitale du cuivre en silence, son génie et son talent vont prolonger le séjour de Kimwaki au banc.
Beaucoup se plaisent alors à prédire le déclin la légende. De l’acteur en spectateur, Joël affiche tout son professionnalisme et sa maturité, s’entraine normalement, encourage les jeunes du club à mieux faire, son nouveau statut ne lui va pas comme un gant mais il n’en fait aucun problème.

L’inopinée resurrection !

Ses espoirs finissent par toucher le sort. La demi-finale retour de la C2 CAF 2017 coïncide avec le retour triomphal du maître, Mondeko est malade, Salif est indisponible ; Kimwaki doit refouler la pelouse du FUS Rabat pour demontrer au monde ce qui reste de son talent. A la fin de la partie, (0-0), tous les regards se tournent vers lui, sa brillante prestation de la soirée attire eloge, plonge les analystes dans une inconsciente éloquence.
Le taulier est de retour !
Sur la double manche de la manche finale face aux Sud-Africains, le staff technique choisi aisément le Onze de départ, Kimwaki y figure et ira déccrocher une énième étoile au pays de Mandela.

Joël la légende ! Pas besoin de jouer en Europe pour l’être

Le contester est une erreur, dire moins en est une autre. Joël Kimwaki, un joueur charismatique, travailleur, fort de caractère et l’ombre d’un succès inattendu. Une histoire unique, un présent magique, un avenir magnifique, c’est le siège de sa carrière. Joël Kimwaki est une figure légendaire qui demonte la réalité établie, il n’a pas eu besoin de voler vers Europe pour toucher les étoiles, c’est la grande satisfaction. Collectivement, il demeure le joueur congolais le plus titré de l’histoire.

Coup d’oeil sur le palmares.

-Six fois vainqueur de la Linafoot,
– Trois fois vainqueur de la super coupe du Congo
– Deux Champions League
– Deux Coupes de la confédération
– Trois super coupes d’Afrique
– Deux championnats d’Afrique des Nations
– Vice-Champion du monde des clubs.

Vive la légende

Footrdc.com

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