Le PSG ironise face à la question environnementale

Alors que la saison de football a déjà repris depuis un mois en France, les équipes sont au coude-à-coude. Cependant, ce ne sont pas les exploits héroïques des joueurs sur le terrain qui ont fait la Une des journaux la semaine dernière.

En effet, le PSG a plutôt fait face à une salve de critiques en raison de la réaction de l’entraîneur Christophe Galtier et de Kylian Mbappé suite à une question d’actualité d’un journaliste.

Un manque total d’exemplarité

Le lundi 5 septembre, l’équipe du Paris Saint Germain est en conférence de presse. Les journalistes abordent d’abord ce début de saison endiablé entre l’Olympique de Marseille et le PSG qui affole les sites de paris en ligne. En effet, les deux équipes comptabilisent toutes deux 19 points au terme de la huitième journée de Ligue 1.

La conférence prend alors un autre tournant lorsqu’un journaliste évoque la possibilité de déplacements des joueurs en TGV plutôt qu’en jet privé pour les courts trajets. Cette question fait suite aux propositions du directeur de la SNCF d’aménager une offre spécialement pour les besoins sur-mesure de l’équipe.

Contre toute attente, Christophe Galtier, l’entraîneur, répond avec ironie que des discussions étaient justement en cours pour se déplacer “en char à voile”. Une blague de mauvais goût qui a déclenché un fou rire chez plusieurs joueurs, notamment Kylian Mbappé.

Très mauvaise opération pour la jeune star du PSG qui s’est attiré les foudres des internautes et de très nombreux élus et acteurs de l’écologie.

Ce fou rire, peut-être révélateur du déni et du mépris de Mbappé concernant les problèmes environnementaux, est totalement contraire à son devoir d’exemplarité en tant que personne d’influence. Quel message fait-il passer aux millions de jeunes qui le suivent ?

Le foot tente de se mettre au vert

Entre les dernières données du GIEC  et les différents efforts des clubs européens pour réduire leur empreinte carbone, le PSG n’a aucune excuse pour être encore à la traîne.

Conscients de l’impact qu’à l’industrie du football sur l’environnement, certains clubs européens agissent de leur côté. Premièrement, certains stades, comme la Johan Cruyff ArenA de l’Ajax sont passés à l’électrique pour assurer le fonctionnement du stade. En effet, des batteries de voitures Nissan reconditionnées permettent de stocker l’énergie des panneaux solaires installés sur le toit pour fournir le stade en électricité.

Du côté du Groupama Stadium, l’OL a investi dans un bassin de stockage d’eau de pluie afin d’économiser l’eau nécessaire à l’arrosage de la pelouse. Ils ont également installé des ruches autour du stade et œuvrent à la sensibilisation des plus jeunes.

Tri sélectif, sièges de stade éco-conçus… les équipes trouvent de multiples façons de s’engager. Or, il reste tout de même un problème de taille qui est difficilement compensable par les efforts réalisés par certains clubs.

L’industrie du football nécessite en effet de plus en plus de déplacements nationaux et même intercontinentaux en raison du nombre croissant de compétitions dans le monde. Mais les supporters ont un rôle à jouer. En boycottant les grandes compétitions, le public peut exprimer son désaccord et sa volonté de changement.

Vers l’ouverture du débat sur l’impact écologique du foot ?

Cette boulette très médiatisée de Kylian Mbappé a suscité de très vives réactions au sein de l’opinion publique. Cela poussera-t-il les équipes à changer leurs pratiques ?

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