RDC-ZIMBABWE (1-2) : Le décryptage complet d’une défaite inattendue !

Le premier acte de la double confrontation entre les Léopards de la RDC et les Warriors du Zimbabwe a très mal tourné pour les fauves congolais, battus (1-2) sur leur territoire.

Que retenir de ce match ?

Rien de bon, diraient certains. Mais dans l’ensemble les Léopards ont été bien dans le premier quart d’heure de ce match, que depuis un temps. L’ironie du sort c’est que, quand ils jouaient mal, ils ne perdaient pas (Libye, Guinée Conakry, Libéria). Florent Ibenge et ses poulains s’étaient engagés à allier la manière au résultat au cours de cette rencontre, malheureusement rien n’a marché comme prévu.

Avec une grande volonté de jouer sereinement, de repartir de derrière, procéder par des belles attaques placées, les Léopards ont été pris au piège par le Zimbabwe, qui lui, attendait les congolais avant de procéder par des contre-attaques, s’appuyant constamment sur les qualités techniques du joyau Khama Billiat. La tactique était bien trouvée par le sélectionneur Zimbabwéen, car son équipe, n’a pas fait que défendre et fermer les couloirs aux ailiers et latéraux congolais, elle a été aussi très dangereuse surtout sur balles arrêtées, d’où est d’ailleurs venu le premier but.

Qu’est-ce qui n’a pas marché ?

C’est peut-être la question la plus complexe en ce moment. Les Léopards avaient tout, la possession de balle, la domination territoriale, les bonnes situations de but, et bien sûr l’appui de leur public. À la fin c’est le Zimbabwe qui gagne, au stade des Martyrs.

Le manque criant de réalisme !

Les explications de ce cuisant échec sont-elles résumées d’avance en un seul mot ? Le manque de réalisme. Manque d’inspiration, d’efficacité, de concentration, tout y est inclus.

Vingt tirs tentés, contre huit pour le Zimbabwe, c’est la statistique qui explique tout. Les congolais étaient bien dans leur match, mais littéralement absents sur le plan offensif. Coup-francs et corners, toujours mal négociés. Cédric Bakambu qui souvent, n’en demande pas trop pour faire trembler le filet, a pourtant été l’un de ceux qui ont loupé les véritables occasions de but, en première et en seconde période. À l’image de ces coéquipiers, l’attaquant du Beijing Gouan a été l’ombre d’une inefficacité plus qu’inhabituelle.

La forme des uns et des autres !

L’issue de cette rencontre est certes une responsabilité de tous. Mais certains joueurs ont nettement été en deçà de leur niveau de toujours, Chancel Mbemba en est le prototype. Le capitaine de la RDC qui n’a pas disputé un seul match officiel depuis mars 2018 (Chelsea-Newcastle) a été techniquement très exigent envers lui-même, forçant beaucoup de choses qui en principe, vont toutes seules, quand il est en forme.

Jordan Botaka, la grande déception ! Le jeune ailier congolais évoluant à Saint Trond, est totalement passé à côté de son match. Trop d’imprécisions dans son jeu. Titularisé pour bousculer la très bonne défense Zimbabwéenne, le joueur de 23 ans, n’a pas donné raison à son coach. Perdu par la tension du match, il a multiplié les mauvais choix et gaspillé plusieurs ballons qui auraient dû produire quelque chose d’intéressant.

Les latéraux trop discrets !

Issama Mpeko et Arthur Masuaku se reprocheront individuellement de leur prestation. L’un tout comme l’autre, c’est un jeu dans la latéralité, moins adapté à la configuration du match.

Face à des adversaires forts lorsqu’il faut bloquer les couloirs, la RDC a certainement eu besoin de l’apport de ses deux latéraux. Arthur Masuaku qui était à sa première avec le Congo, a été trop juste pour cette tâche. Issama Mpeko a quant à lui tenté de déborder comme il en a l’habitude, mais finissant pas des centres non ajustés. Du coup, les Léopards ne pouvaient compter sur les côtés, car Jordan Botaka et Chadrac Akolo se trouvant en grande difficulté.

Au milieu de terrain, Fabrice Ngoma a peut-être prématurément endossé une lourde charge. Talentueux certes, mais le meilleur milieu de terrain de la Linafoot dans la peau du relayeur de l’équipe nationale. C’était un pari risqué, qui n’en valait pas la peine en réalité.

Christian Luyindama-Marcel Tisserand, les deux doivent apprendre à jouer ensemble. Pendant que l’un brillait par des montées fulgurantes qui débouchaient sur des pertes de balles inutiles, l’autre était préoccupé à tenter des passes telephonées, des relances approximatives qui ne trouvaient de destinataire. La défense de la RDC n’est pas innocente dans cette défaite. Des erreurs d’appréciation exagérées, des hésitations accentuées, le Congo devra faire mieux à Harare.

Footrdc.com

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